28 000 rivières disparaissent des cartes en Chine

The Times, sous la plume d’Emily Ford, rapporte que près de la moitié des rivières que l’on croyait  qui existaient en Chine ont disparus. C’est le constat d’un premier recensement national des eaux du pays. Alors que les officiels du grouvernement blâment les erreurs passées des cartographes et les changements climatiques, les experts environnementaux y voient le signe d’un développement économique débridé et mal planifié.

Une analyse coûts-bénéfices de différents mode de transport

Réalisée par le Victoria Tranport Policy Institute, ce document offre une analyse détaillée des coûts et bénéfices associés aux différents modes de transport de personne. Un excellent travail dans la défintion et description des coûts, particulièrement les coûts externes.  Conclusion: la voiture individuelle est fortement « subventionnée » par la société.

Les vrais coûts du charbon en Alberta

 

La centrale au charbon de Sheerness. D'une puissance de 760 MW, elle est située au sud-est de Hanna, Alberta (Source: Paul Jerry, Wikimedia Commons)

La centrale au charbon de Sheerness. D’une puissance de 760 MW, elle est située au sud-est de Hanna, Alberta (Source: Paul Jerry, Wikimedia Commons)

Une étude conjointe de l’Institut Pembina, la société canadienne de l’asthme, de L’association canadienne des médecins pour l’environnement et de l’association pulmonaire conclut que recours au charbon pour la production d’électricité en Alberta coûte 300 millions de dollars en frais de santé à chaque année. On parle ici de 100 morts prématurées, 700 visits aux urgences, 100 hispitalisation en plus de nombreuses crises d’asthme. Le lien mène au rapport et à un vidéo du point de presse lors du lancement du rapport.

Traiter les plastiques comme des déchets dangereux?

Dans un rapport publié dans Nature, un groupe de scientifique des États-Unis, du Royaume_uni et du Japon demande que certains plastiques soient considérés comme des déchets dangereux afin de mieux contrôler leurs impacts sur l’environnement:

We feel that the physical dangers of plastic debris are well enough established, and the suggestions of the chemical dangers sufficiently worrying, that the biggest producers of plastic waste — the United States, Europe and China — must act now. These countries should agree to classify as hazardous the most harmful plastics, including those that cannot be reused or recycled because they lack durability or contain mixtures of materials that cannot be separated.

La ceinture verte de Montréal : une évaluation de sa valeur économique

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Carte du territoire de la ceinture verte de Montréal

La Fondation David Suzuki et Nature-Action Québec ont récemment publié un rapport intitulé La capital écologique du grand Montréal: une évaluation économique de la biodiversité et des écosystèmes de la ceinture verte. Les neufs services écosystémiques recensés auraient une valeur de 4,3 milliards de $ par année et près des trois quarts de cette valeur totale sont fournis par les services de régulation du climat, de loisirs et tourisme et d’habitat pour la biodiversité. Dommage qu’on en ait pas plus entendu parlé dans les médias…

Le rapport du BAPE sur les gaz de schale est rendu pulic

Tour de forage des gaz de shale en Pennsylvanie (courtoisie de Ruhrfisch, Wikimedia Commons)

Le rapport du BAPE sur l’exploitation des gaz de shale (schiste) au Québec à été rendu public aujourd’hui. Face à toutes les inconnues de cette activité, la recommandation principale est la réalisation d’une évaluation environnementale stratégique (EES), qui pourrait prendre de 18 à 30 mois à réaliser. Les faits saillants du rapport sont disponibles ici .  L’EES est un outil très peu utilisé à ce jour au Québec. Le seul précédent est le programme d’ESS sur la mise en valeur des hydrocarbures en milieu marin, qui est en cours. Selon le site de ce programme, une ESS est  » une étude qui permet d’examiner la portée et la nature des effets environnementaux et socioéconomiques potentiels en amont d’une série de projets, d’un programme ou d’une politique. »

Coton, plastique ou papier?

Cygne tuberculé sur son nid construit en partie avec des sacs de plastique

Selon le journal The Independant, un rapport non-publié de l’Agence britannique de l’environnement aurait conclu que les sacs de plastiques (HDPE) serait plus « vert » que les sacs de coton ou de papier. Ceci dit, cette conclusion, même si elle s’avére, est à prendre avec des pincettes. Le seul impact pris en considération dans l’étude est celui de l’émission de gaz à effets de serre (GES) tout au long du cycle de vie des différents sacs. En considérant un usage unique, les sacs de plastique gagnent haut la main et émettent 200 fois moins de GES que les sacs de coton et 3 fois moins que les sacs en papier.Il faudrait donc qu’un sac de coton soit utilisé au moins 171 fois avant d’avoir un impact climatique similaire à celui du plastique. C’est beaucoup, mais pas impossible. Évidemment, pour que l’équation soit complète, il faudrait considérer les autre types d’impacts, comme les menaces pour la faune et la flore, la pollution visuelle et les émissions de dioxine à l’incinération. Comme le conclut l’article de The Independant,  tous les sacs on un impact, et la réutilisation demeure la meilleure option.

Une ferme sur le toit

Localisation de la ferme Lufa, entre le boulevard l'Acadie et l'autoroute 15, à Montréal

Deux entrepreneurs, Mohamed Hage et Kurt D. Lynn, ont conçu et construit la premiere « ferme urbaine » à Montréal, la ferme Lufa.

NOTRE NOUVELLE FERME EST UNE SERRE DE 31 000 PIEDS CARRÉS AU SOMMET D’UN BÂTIMENT DE BUREAUX À MONTRÉAL, situé au 1440, rue Antonio Barbeau. Elle est spécialement conçue pour offrir un environnement optimal à plus de 25 variétés de légumes, sans utiliser de pesticides ni d’herbicides. Elle utilise une variété de techniques hydroponiques et d’agriculture au goutte à goutte, garantissant ainsi aux plantes exactement ce dont elles ont besoin pour pousser, tout en produisant le même rendement qu’une serre de dix fois cette taille. La ferme possède également des options énergétiques durables : nous recueillons notamment les eaux de pluie pour les utiliser dans la serre, nous faisons recirculer toute l’eau d’irrigation et nous abritons l’immeuble en dessous par un bouclier de protection énergétique. Nous ne faisons pousser que des variétés et des cultivars de légumes de haute qualité, choisis avec soin et testés pour leur contenu nutritif et leur goût.

Cette ferme produira assez pour alimenter 2000 personnes, 12 mois par année. Les bénéfices sociaux et environnementaux potentiels de cette approche sont multiples, surtout si on considère que depuis peu, plus de 50% de la population mondiale vie dans un milieu urbain. Pour Hage et Lynn, cette installation n’est qu’une permière étape.

NOTRE VISION EST CELLE D’UNE VILLE PEUPLÉE DE FERMES SUR LES TOITS. Certains diront que notre serre est petite, mais nous avons découvert son énorme potentiel. En plus de faire pousser des légumes, elle permet à une terre abandonnée au développement urbain d’être à nouveau arable. Leurs activités agricoles à l’année longue aident à réduire le dioxyde de carbone responsable du réchauffement de nos villes. Elles réduisent les distances, le temps et la manipulation de la nourriture entre vous et nous, elles permettent de faire pousser des variétés traditionnelles hautement nourrissantes, au lieu de celles qui voyagent bien ou s’entreposent facilement. De plus, elles incitent le consommateur à cultiver une relation avec une ferme locale.